Bases Neurophysiologiques du whiplash Version imprimable Suggérer par mail
le 01-03-2009
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 Auteur : GRESSIER Fabien Kiné - Ostéopathe
Type de publication :  Application en Ostéopathie
 Titre :  Bases neurophysiologiques du whiplash
 Publié  le : 01/03/2009
 Introduction : Le rôle des muscles dans le mécanisme du whiplash n’est décrit que depuis peu. D’anciennes études avaient tenté de démontrer que les muscles ne joueraient aucun rôle dans le mécanisme lésionnel étant donné que le temps de réaction musculaire nécessaire au verrouillage cervical surviendrait trop tardivement par rapport au mouvement d’inertie de la tête. 

 

 

Nom de l'institution : R-DO

Publication presse : NON

Version PDF avec illustrations [Membre R-DO.org]: NON

Mots-clés : Whiplash, Neurophysiologie

   

WWW.R-DO.ORG

  Département Recherche de l’Ostéopathie 
 Bibliographie : 
  • TRELEAVEN J. , JULL G. , STERLING M. , Dizziness and Unsteadiness Following Whiplash Injury: Characteristic Features and Relationship With Cervical Joint Position Error., J. Rehabil Med , 2003 (Jan);   35 (1):   36–43.
  • LOUDON K.J. , RUHL M. , FIELD E. , Ability to reproduce head position after whiplash injury, Spine, 1997 ; Vol. 22 (n°8) : 865 – 868.
  • MAGNUSSON M.L. , POPE M.H. , HASSELQUIST L. , BOLT K.M. , ROSS M. , GOEL V.K. , LEE J.S. , SPRAFT K. , CLARK C.R. , WILDER D.G. , Cervical electromyographic activity during low speed rear impact, Eur. Spine J. , 1999 ; Vol. 8 (n°2) : 118 – 125.

 Application en Ostéopathie :

 

 BASES NEUROPHYSIOLOGIQUES DU WHIPLASH. 

Le rôle des muscles dans le mécanisme du whiplash n’est décrit que depuis peu. D’anciennes études avaient tenté de démontré que les muscles ne joueraient aucun rôle dans le mécanisme lésionnel étant donné que le temps de réaction musculaire nécessaire au verrouillage cervical surviendrait trop tardivement par rapport au mouvement d’inertie de la tête. Magnusson & Pope ont récemment étudié ce problème en indiquant que la réaction musculaire semblerait être déclenché par l’impact initial. L’activité musculaire débuterait 13 millisecondes après l’accélération de la tête (65,6 millisecondes après l’accélération du siège) par la contraction réflexe de l’angulaire de l’omoplate, puis le sterno-cléido-mastoïdien, puis enfin les muscles profonds de la nuque (splénius capitis & grand complexus). Il semblerait que leur temps de réaction musculaire soit en relation avec leur insertion sur la colonne cervicale : les muscles ayant un plus grand bras de levier auraient un temps de réaction plus court et par conséquent, un rôle important dans la stabilisation de la colonne cervicale. Le rôle des muscles profonds, les plus lents, joueraient un rôle dans les mouvements fins et les ajustements de la colonne cervicale. On peut par conséquent en conclure que lorsque les muscles larges repositionnent la colonne cervicale, les muscles profonds continuent d’ajuster et de stabiliser la colonne vertébrale. Par alleurs, les muscles extenseurs réagiraient après les muscles fléchisseurs. Ceci implique que les muscles fléchisseurs se contracteraient de manière excentrique contre l’accélération postérieure de la tête, suivi directement d’une contraction excentrique des muscles excentrique au cours de la phase de flexion de la nuque. Loudon & coll. ont également établi chez les sujets victimes d’un syndrome cervical post-traumatique des déficits proprioceptifs ne permettant pas de définir avec exactitude la position de la tête dans l’espace. L’hypothèse la plus probable serait que le traumatisme engendre des lésions des récepteurs sensoriels ( F.N.M. , Organes tendineux de Golgi, Corpuscules de Pacini, …. ) innervant et entourant les structures cervicales. Ces patients, ayant subi un whiplash, seraient par ailleurs incapables de reproduire la position neutre de la tête. Un rééducation proprioceptive pourrait être indiqué après ce traumatisme cervical.   Une dysfonction des mécanorécepteurs cervicaux secondaire à un trouble postural cervical pourraient être à l’origine d’acouphènes et de vertiges dans le cadre d’un syndrome cervical post-traumatique 

GRESSIER F. DO. 

    

 


Dernière mise à jour: 01-03-2009

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