Physiopathologie du Whiplash Version imprimable Suggérer par mail
le 09-01-2009
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Auteur : Gressier Fabien Kiné-Ostéopathe

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 Titre :  Physiopathologie du Whiplash

 Publié  le : 04/01/2009

 Introduction : L’ostéopathe est souvent confronté en pratique clinique à des plaintes chroniques alléguées après un traumatisme dit en « coup du lapin », dénomination souvent remplacée par  la dénomination anglaise « Whiplash » ou sa traduction « Traumatisme cervical en coup de fouet ».

 

Nom de l'institution : R-DO
Publication presse : NON

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Mots-clés : Whiplash, whiplash injury, MECANISME & PHYSIOPATHOLOGIE, Traumatisme cervical en coup de fouet, coup du lapin

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 Bibliographie :

  • VAN GEOTHEM J.W.M. , BILTJES J.G.G.M. , VAN DEN HAUWE L. , PARIZEL M. , DE SCHEPPER A.M.A , Imaging of whiplash injuries.,  Rivista di Neuroradiologica , 1998 ; Vol. 11 : pp. 337 – 346. 
  • SPITZER W.O. , ACKERMAN W.E., AHMAD M.,  Whiplash Injuries. Curr. Rev. Pain 1999;3:406–10.  
  • BENOIST M. Traumatisme « en coup de fouet » (« whiplash injury ») du rachis cervical. Presse Med 2000;29:196–202. 
  • PANJABI M. , Twenty-First Annual Meeting of the American Society of Biomechanics, Clemson University, South Carolina. September 24-27, 1997. 
  • GRAUER J.N., PANJABI M.M., CHOLEWICKI J., NIBU K., DVORAK J.,  Whiplash produces an S-shaped curvature of the neck with hyperextension at lower levels. Spine 1997;22:2489-94.
  • ONO K., KANEOKA K., WITTEK A., KAJZER J.,  Cervical injury mechanism based on the analysis of human cervical vertebral motion and head-neck-torso kinematics during low speed rear impacts. 41st Stapp Car Crash Conference Proceedings. SAE paper 973340, 1997, p. 339-356.

 Application en Ostéopathie :

WHIPLASH : MECANISME & PHYSIOPATHOLOGIE.

   L’ostéopathe est souvent confronté en pratique clinique à des plaintes chroniques alléguées après un traumatisme dit en « coup du lapin », dénomination souvent remplacée par  la dénomination anglaise « Whiplash » ou sa traduction « Traumatisme cervical en coup de fouet ». L’observation méthodique de ce type de traumatisme cervical indirect résultant d’un brutal changement de vitesse semble remonter à la 2e guerre mondiale sur des pilotes américains de l’aéronavale lors de catapultages sur des porte-avions. Une solution d’appui tête et de harnachement du tronc a été rapidement adoptée par les militaires.  Le terme de Whiplash fut introduit en 1928 par Harold Crowe afin de décrire la manière brutale dont la tête est projetée lors d’une collision arrière de la nuque. Le whiplash constitue par définition, selon la Québec Task Force, un mécanisme très rapide d’accélération et de décélération de la tête responsable d’un transfert d’énergie cinétique au niveau de la nuque. Ce transfert d’énergie va créer de manière indirecte un traumatisme de la colonne cervicale susceptible d’engendrer des lésions responsables de divers symptômes [2]. L’organicité des plaintes, surtout quand elle devient chronique, est très discutée dans une abondante littérature internationale (1761 références seulement sur la banque de données Medline à ce jour) depuis une vingtaine d’années, principalement dans les pays riches,industrialisés, bénéficiant d’un système de protection sociale d’indemnisation. La compréhension du mécanisme physiopathologique du whiplash a fait l’objet de  nombreuses investigations. Une meilleure compréhension du mécanisme pourra prévenir les lésions et faciliter le diagnostic et le traitement. Mac Nab fut l’un des premiers à s’intéresser à cette recherche par l’intermédiaire d’études cliniques réalisés à partir de singes anesthésiés et émis l’hypothèse d’un mécanisme d’hyper extension. Sur la base de cette hypothèse, l’appui-tête fût adopté en vue de prévenir ce mécanisme d’hyper extension. Cependant les études suivantes démontrèrent seulement une réduction de 20% des lésions cervicales. En 1998, Panjabi et coll. ont suggéré l’hypothèse d’un autre mécanisme responsable des lésions secondaire au whiplash. En se basant sur des études cadavériques soumis à différentes vitesses d’impact, Panjabi conclua que le mécanisme d’hyper extension n’était plus valable. Il trouva une cinématique particulière décrite en 2 phases durant les 100 ms post-impact :

·         1° phase : le rachis cervical forme une courbure en S avec une flexion du rachis cervical supérieur et une extension du rachis cervical inférieur.

·         2° phase : une extension globale du rachis cervicale dans des amplitudes physiologiques.  

D’ autres études cinématique du rachis cervical ont par la suite réalisé et confirmé in vivo la configuration en S du rachis cervical lors du mécanisme du whiplash.

 

Kaneoka et coll. ont confirmé in vivo ce mécanisme en 1998 et ont par ailleurs ajouté la notion de centre instantané de rotation en évaluant leur position au niveau de l’étage C5/C6 ( étage le plus mobile du rachis cervical dans le plan sagittal ) : ils démontrèrent une ascension précoce du centre instantané de rotation causant une impaction des apophyses articulaires postérieures et un étirement des fibres antérieures du disque.

 

                           

Le whiplash constitue un mécanisme traumatique cervical beaucoup plus complexe qu’un traumatisme en hyper extension susceptible de générer une symptomatologie aujourd’hui bien reconnue dans le monde médical.  

 

GRESSIER F. DO.

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Dernière mise à jour: 09-01-2009

Publié dans : Guides R-DO, DOSSIERS R-DO
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Écrit par Gressier Fabien   
 
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