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Application en Ostéopathie :
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PHASES
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ACTEURS PRINCIPAUX
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BUTS
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1/
VEILLE TERRAIN
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Alimentaire-membranes
Intestinal
Pollution
à distance
Inflammations
de bas grades
Age
Activité
immunitaire anormale
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Conditionne
la réponse en fonction de l'environnement du sujet.
Il
résulte de la vie passé du sujet
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2/ INITIATION
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SNA
Système
artério-veineux
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Action
locale et rapide indispensable
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3/AMPLIFICATION
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SNC
Système
lymphatique
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Economie
des acteurs
Durabilité
de leurs actions
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4/RESOLUTION
ET DE REPARATION
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Foie
Système
endocrinien
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Freiner
les mécanismes engagés
Restaurer
la fonction locale
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Chaleur, rougeur,
œdème et douleur, bonjour je suis l'inflammation, je m'installe pour quelques
heures, quelques jours, ou plus si je me plais !
Mais que
faire de ces informations lors de nos consultations ostéopathiques ?
Devons nous rester des observateurs émerveillés, privilégiés de cette nature
homéorhésique, devons-nous hurler avec les loups et chasser l'inflammation
diabolique ou encore comme Monsieur Jourdain et sa prose, la traiter sans
conscience. La réponse n'est pas si simple...
Souvenons
nous que l'inflammation est une réaction physiologique normalement
transitoire, ce qui lui confère :
- - Une cause et
- - Une limite dans le temps:
Voici
donc les deux paramètres qui vont guider notre compréhension de ce mécanisme.
Chaque
patient qui se présente à nous, quel que soit son motif de consultation,
navigue, d'un point de vue immunitaire, dans l'une des 4 phases de notre tableau
(pour les cas les plus simples). Il peut se retrouver dans des phases
différentes sur des territoires limités ou encore douloureusement
bloqué dans une des phases.
Débloquez-moi
de ma phase d'amplification, je n'en peux plus ! : risque-t-il alors de
vous supplier !
Voyons
donc ces quatre océans, leurs caractéristiques, leurs écueils.
1/ La
phase de veille,
sanitaire, salutaire, notre statut de base, qui va conditionner notre
capacité à réagir. Cet état d'équilibre instable mérite d'être évalué.
Souvenez-vous
de ces appels dépités, désespérés quelquefois, de patients moulus les jours
qui suivent vos soins... Que celui à qui cela n'est jamais arrivé... Arrête de
prescrire des AINS à tous ses patients ! Ces réactions déplaisantes
peuvent être le signe d'une hypervigilance immunitaire. Bien entendu, vous
aviez prévu cette réaction car votre anamnèse a pris en compte les
modulateurs de cette phase :
- Alimentaire: une enquête simple et rapide, des
six derniers mois, vous renseigne sur le statut en Acide gras des membranes
cellulaires de votre patient.
Un questionnement simple afin de déterminer si
l'alimentation n'est pas trop inflammatoire (produits laitiers, viennoiseries,
viandes grasses : porc, bœuf, sauces..), ou à l'inverse pas assez
anti-inflammatoire (colza, noix, poissons gras...). Pensez à envisager le
problème sous ces deux aspects, il s'agit d'une balance qui s'équilibre en
fonction des situations. L'inflammation peut-être le mode de réparation
d'un stress oxydatif, on se posera alors la question d'un
comportement pro-oxydant (tabac, médicaments, pollution..) ou d'une absence,
un manque d'éléments anti-oxydants (fruits et légumes..)
- Vos doigts habiles et vos questions ont
percé le fonctionnement digestif du patient. Cette tunique
muqueuse constitue notre plus grande zone d'échange avec le milieu
extérieur, comment négliger son action immunitaire ? On a pu
lire qu'elle était le chef d'orchestre de l'immunité au travers
notamment de son microbiote.
-
Les pollutions
à distance, nous connaissons les plus perverses, celles que le
patient lui-même peut oublier, un vieux chicot sur une 36, quelques
étages plus bas une cystite saisonnière ou cataméniale etc... Cherchez la
porte d'entrée pour en sortir vraiment !
-
Les inflammations de bas grades, ne sont
détectables, par définition, que par des bilans spécifiques (C. Réactive
Protéine Ultra Sensible...) mais on connaît aujourd'hui quelques déclencheurs
(dont l'hypertrophie adipocytaire) et les lourdes conséquences dans le
temps de ces pathologies de l'ombre. ATTENTION aux amaigrissements trop
rapides (diètes protéinées avec perte rapide de la masse grasse, nos
adipocytes sont nos poubelles de véritables bombes à retardement... (cf
étude du Pr Narbonne sur toxiques accumulées dans les graisses sur 3
générations.)
-
Avec l'âge,
il nous faut considérer plusieurs paramètres, le fait que le risque
inflammatoire augmente avec le nombre des années est une évidence. La
délitescence ostéo-articulaire, cardio-vasculaire sont des motifs
acceptables. Mais que penser des pathologies du jeune adulte et de leur
influence sur sa croissance ? La balance protéique,
consommation/absorption et dépense (immunité et structure), ne serait
elle pas une clé ?
-
La catégorie activité immunitaire anormale est
la boite à maladies auto-immunes, que nous n'explorerons pas du fait de
sa haute spécificité et de l'importance de la prise en charge médicale
qu'elle requiert. Beaucoup de questions en suspens notamment sur les
réactivations vaccinales des cicatrices sérologiques de l'Epstein Barr
Virus, CytoMégaloVirus avec le vaccin de l'hépatite B par exemple.
- En résumé, cette phase est la
neutralité relative à l'individu, cliniquement atypique, mais qui mérite
d'être évalué pour jauger les capacités adaptatives de notre patient.
2/ La
phase d'initiation est par
essence très courte, ses moyens de communication rapides.
Quelques
heures après une attaque cellulaire, bactérienne, virale, antigénique ou
traumatique, elle va déclencher localement une réaction de sauvegarde.
Celle-ci peut s'avérer délétère (par l'itération des phases
d'amplification qu'elle engendre si ses moyens de communication sont
défectueux (vasculaire et Système Nerveux Autonome).
Elle peut
aussi être bénéfique, exemple de la réaction macrophagique puis purulente
autour de l'écharde que le pus va finir par expulser. On retrouve notre
histamine qui va organiser l'œdème et informer le S.N.A. par les fibres
sensitives orthosympathiques. Même si l'ostéopathe ne le comprend pas ainsi,
il connaît bien ces accidents. Une articulation sensible à l'inflammation,
quelles que soient les contraintes vécues, peut dépendre d'une dysfonction du
Système Nerveux Autonome. La loi du nerf de Still, ou l'ostéopathie
« métamérique » des Amériques[1] trouvent ici leurs justifications.
Donc ostéopathes, à vos claviers vertébraux !
3/ La
phase d'amplification, peut se traîner, durer anormalement pour plusieurs
raisons.
Pensons au
manque de moyens, une synthèse trop lente par trop peu d'acides aminés, un
épuisement des ressources. Ils sont nécessaires pour chaque acteur de
l'immunité, des protéines réparatrices, (les heat shock protéin) aux
immunoglobulines délatrices en passant par la synthèse des lignées
lymphocytaires. Un terrain à ne pas négliger, nous l'avons vu.
Pour
que cette réaction œuvre correctement il faut aussi la lenteur et la
régularité du système lymphatique. Ils récupèrent les débris cellulaires et
dans les nœuds lymphatiques, à l'affût, attendent des macrophages et des
lymphocytes. Nous savons à quel point ces canaux sont fragiles aux
contraintes mécaniques locales ; l'action mécanique locale ou à distance
de l'ostéopathe sera essentielle. Il conviendra de palper ces ganglions quand
ils sont à portée de doigts ( sites cervicaux, péri crânien, axillaires inguinaux
et fémoraux), une augmentation de volume, une induration peut signer un
enlisement de la réponse.
Rappelons
que ces canaux transportent, certes de la lymphe, mais aussi en zone
digestive, un liquide que l'on dit lactescent, le chyle et qui est le véhicule
des chylomicron, goutelettes d'acide gras en provenance de l'intestin. Ces
deux liquides empruntent les mêmes tuyaux, se mélangent ; ne peut on
envisager que la surcharge en provenance de l'interstitiel digestif ne freine
la fonction proprement lymphatique ? Un allègement des apports gras
alimentaires ne serait-il pas bénéfique au bon déroulement de la phase
3 ?
Cette
phase 3 qui dure trop est-elle causée par une phase 2 qui se répète ou par
une phase 4 non efficace ?
4/ La
phase de résolution et de réparation va recruter deux systèmes, les fonctions
hépatocellulaires et endocriniennes.
Peut-on
vraiment séparer ces systèmes tant leurs actions sont synergiques ?
L'ostéopathe trouvera ici un bon nombre de signes d'appel, de possibilités
dysfonctionnelles qui vont interférer avec l'immunité. L'environnement
hépatocellulaire est en général bien pris en compte par l'ostéopathe, il
connaît les symptômes et traite directement ou à distance l'organe. Y
pense-t-il dans le traitement de l'inflammation non résolutive ?
Prend-il en compte la surcharge hépatobiliaire pour comprendre la dysfonction
hépatocellulaire ? Le foie a tout de même, reconnaissons le, bien
souvent le mauvais rôle dans la consultation ostéopathique, sans que l'on
puisse détailler l'exacte liste de ses crimes et méfaits. Lâchons-le un
peu !
Le
système endocrinien pour sa part, est souvent réduit à l'axe
hypothalamo-hypophysaire : trois mots mystérieux qui hantent les
clinicats depuis des décennies. Malheureusement derrière cette litanie
se cache un vide sidéral !
Mise à
part un toucher cranio-sacré, notre candidat ostéopathe ne propose
rien de suivi. Cette hypophyse semble pendre dans le vide comme le battant
d'une cloche silencieuse ! Mais qu'y a-t-il en dessous?
L'axe endocrinien dans la compréhension de l'inflammation est multiple,
pensez au diabétique qui ne cicatrise pas, à cette glycémie qui n'est pas
régulée seulement par le pancréas (insuline et glucagon) mais aussi par le
cortisol (hyperglycémiant), à l'hormone de croissance (hyperglycémiante).
Quant
à l'axe hypothalamo-hypophysaire surrénalien et son cortisol qui
jusqu'à une certaine dose a une action anti-inflammatoire et anti-allergique
mais qui en excès va provoquer un syndrome de Cushing avec vergetures
pourpres d'allure inflammatoire, une obésité avec mobilisation des
graisses : cellulite (ITE = inflammation) est aussi une inflammation.
Pensez
aussi à ces déséquilibres androgéniques (toujours les surrénales) avec leur
acné (très inflammatoire)...
Comment
une surrénale pourrait elle dépendre d'une thyroïde ? .....
La
relation orthosympathique, ACTH - cortisol peut elle intéresser l'ostéopathe
dans la compréhension de cette phase de résolution ?
Voila bien
des questions qui nous incitent au voyage, de l'acide gras ou aminé vers sa
mission de messager.
Au travers
de ces quelques lignes nous avons jeté un regard différent sur le système
immunitaire et si l'on n'a certes pas répondu à toutes les questions,
souhaitons avoir réussi à en faire naître de nouvelles, que les tissus ne
manqueront pas de renseigner...
Docteur
Florence CAZANAVE, Gérard CAZANAVE DO MROF
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