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Application en Ostéopathie :
Les professeurs Steeve Hartmann Ph. d et James Norton Ph. D, professeurs d'anatomie et de physiologie du College of Osteopathic Medecine (University of New England), ont observé et tiré quelques conclusions :
Ø Le mécanisme respiratoire primaire de Sutherland est sans fondement.
Ø Les rythmes "crâniens" ne peuvent pas être générés à partir d'une motilité organique du cerveau car les neurones et les cellules gliales n'ont pas de réseaux denses de filaments d'actine et de myosine nécessaires à la production de tels mouvements.
Ø Le mouvement à la base de l'os sphénoïde et de l'occipital est impossible après l'adolescence car ceux-ci forment ensuite un os très solide
Ø Le mouvement entre les composants de la voûte crânienne est de plus impossible chez la plupart des adultes car les sutures frontales et sagittales ont commencé à s'ossifier entre 25 et 30 ans et la suture lambdoïde un peu plus tard.
Ø La fiabilité inter examinateur est à peu près nulle, de nombreux coefficients publiés ont été négatifs, et l'explication la plus dérisoire des données collectées jusqu'à présent est que les praticiens imaginent le rythme crânien.
Ø Finalement, même si les prétendus mouvements crâniens et intracrâniens sont réels, se propagent jusqu'au cuir chevelu et sont évalués précisément par des praticiens, il n'y a pas de raison de croire que les paramètres de tels mouvements devraient avoir une relation avec la santé et aucune preuve scientifique qu'ils peuvent être manipulés au bénéfice de la santé du patient.
Nous ne sommes au courant d'aucune recherche scientifique confirmant le bénéfice clinique de ces techniques. Nous ne devrions pas enseigner à nos étudiants que des restrictions et des déséquilibres dans la mobilité crânienne et intracrânienne liés à la santé peuvent être manipulés au bénéfice du patient, puisqu'il n'existe aucune preuve pour étayer de telles affirmations. Nous continuons à débattre de ces questions car l'ostéopathie crânienne n'est qu'un système de croyance, et non pas médical, resté indifférent à sa réfutation depuis presque un siècle.
GRESSIER F. DO.
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